Accueil / Articles

Articles

Filtrer par étiquette:

Innovation dans les aides techniques à la marche : une solution pour des besoins spécifiques

A walking solution for persons with specifics need: meet Wheeleo.

Pour faire face aux déficiences de l’appareil locomoteur induisant des difficultés à se déplacer, l’utilisation d’une aide à la mobilité est souvent nécessaire. Elle favorise des déplacements plus aisés, plus confortables, plus stables, plus fonctionnels et plus proches de la normale. Ces aides ont la capacité d’atténuer ces déficiences pour apporter plus de fonctionnalités. Elles peuvent être utiles autant en phase de récupération (rééducation) pour optimiser et accélérer celle-ci (court terme), qu’en phase séquellaire pour compenser une diminution des capacités (moyen et long terme).

A tous les âges de la vie et depuis bien longtemps déjà, ces aides à la mobilité participent au bien-être de la personne à mobilité réduite et contribuent à la réduction des chutes.

Jusqu’il y a peu, différentes cannes ont pu prouver le bénéfice de leur utilisation. Qu’elles soient simples, béquilles, anglaises, en bois, en métal, … on les emploie depuis des siècles ! Ces cannes ont l’avantage de ne monopoliser qu’une main pour être manipulées mais elles nécessitent une bonne coordination. Devant être soulevées à chaque pas, elles n’offrent donc qu’une aide intermittente.

Cette perte d’appui peut générer instabilité, inconfort, ralentissement de la vitesse, chutes, douleurs ou engendrer des défauts de marche pour contrebalancer cette difficulté (marche en 3 temps).

 

innovative walking aid for specific needs

 

Il y a quelques dizaines d’années, sont apparus les cadres de marche (gadot, tribune, marchette, …) qui, comme les cannes, doivent être soulevés à chaque pas. Au fil du temps, ces cadres ont été équipés de roulettes. D’abord, 2 roulettes et 2 bouchons (souvent remplacés par les traditionnelles balles de tennis), avant d’être complètement à roulettes (rollators/déambulateurs). Ces derniers offrent un appui constant durant l’ensemble du cycle de marche, permettant d’améliorer la fluidité (marche en 2 temps), la vitesse de marche, l’équilibre, l’endurance, la qualité et la sécurité de marche. Force est de constater que les rollators, malgré la peur que les 4 roulettes génèrent, ont conquis le monde des aides techniques. Ils sont entrés dans les habitudes et il n’y a plus de doute concernant leur utilité (en 2017 + de 40.000 déambulateurs remboursés en Belgique). Malheureusement, ils nécessitent deux membres supérieurs valides pour être guidés et leur encombrement rend leur utilisation difficile dans les espaces restreints.

2018, l’évolution est en marche ! Après plusieurs années sans évolution majeure au niveau des aides à la mobilité, une nouvelle aide à la marche combinant les qualités du rollator et de la canne a vu le jour : Le Wheeleo. Il combine l’appui constant du rollator (100% du cycle de marche) avec le faible encombrement et la manipulation à une main de la canne. Mis au point par Geoffroy Dellicour, kinésithérapeute au CHNWL, il est initialement proposé à la personne hémiplégique mais fut rapidement utilisé dans de nombreuses autres situations : sénior, neurologie, pédiatrie, rhumato, orthopédie, …

Le Wheeleo est le premier déambulateur-canne. Il offre une expérience de marche qu’aucune autre aide n’apporte.

Comparing different walking aids, the advantage of Wheeleo® over a walking cane

Légende : Classement des aides à la mobilité en fonction de deux critères : Appui constant/intermittent et manipulation à une/deux mains. Le Wheeleo est la seule aide à la mobilité qui permet un appui constant au sol (avantage du rollator) et peut être manipulé à une main (avantage de la canne).

Avantages du Wheeleo par rapport à une canne classique :

  • Aucune coordination nécessaire : il avance et se place naturellement à l’endroit où son utilisateur en a besoin. Pendant la marche simple comme lors des changements de direction, son utilisateur peut s’appuyer dessus en toute sécurité et se concentrer sur son activité sans être dérangé par la manipulation de celui-ci.
  • Il tient debout quand on le lâche (pour prendre et manipuler un objet) alors qu’une canne classique peut tomber quand on la pose contre un mur et engendrer un risque de chute non négligeable lorsqu’il faut la ramasser.
  • Il diminue les contraintes de la marche : l’appui constant diminue les effets des contraintes que le corps subit pendant l’appui. La marche est moins douloureuse et plus confortable.
  • Il apporte une aide permanente (100% du temps de marche) et permet une nette amélioration de l’équilibre.
  • Il favorise un meilleur rendement de la marche: Avec la même énergie, la personne parcourt une distance plus grande. Dans ses déplacements quotidiens, elle se fatigue donc moins.
  • Les paramètres de marche peuvent être significativement améliorés : longueur de pas, fréquence, symétrie, vitesse, mise en charge et redressement.

Avantages du Wheeleo par rapport à un rollator :

  • Il peut être facilement utilisé dans un espace restreint comme une habitation ou un appartement (entre deux fauteuils, …) alors que le rollator est souvent bien trop encombrant pour être manipulé à l’intérieur.
  • Il est manipulable à une main, même pendant les manœuvres alors que le rollator nécessite l’utilisation de deux mains. Il laisse une main libre pour ouvrir une porte, porter et manipuler un objet.


Le Wheeleo fait désormais partie intégrante des aides à la mobilité. Il sera utilisé en fonction des conditions d'utilisation, des capacités de la personne et de ses besoins (ou des objectifs thérapeutiques fixés).

Geoffroy Dellicour

Chute à domicile : les solutions pour limiter les risques

4 ways to reduce the risk of falling at home


Près de 500 000 personnes de plus 65 ans sont chaque année victimes de chute. A la clé pour ces seniors : des conséquences physiques, mais également psychologiques extrêmement préjudiciables. Comment prévenir ce risque ? Avec Pierre-Emmanuel Bercegeay, fondateur de Ouihelp, Innorehab fait le point sur les priorités pour répondre à cet enjeu clé.

450 000 personnes âgées de plus de 65 ans font chaque année une chute. 37% nécessitent une hospitalisation[1]. Les études montrent également que ces accidents domestiques contribuent fortement à fragiliser les individus concernés : le risque de chute est multiplié par 20 après une première[2]. Dans ces conditions, la prévention de ce type d’accident constitue une dimension clé du bien-être et du maintien de l’autonomie des seniors.


Le constat est implacable : le risque de chute ne cesse d’augmenter avec le temps. Parce que le vieillissement entraîne une perte de musculature et une moindre adaptation aux perceptions externes, les seniors sont les premiers concernés. Or ces chutes impactent fortement la qualité de vie des personnes concernées. Un rapport sur le sujet, commandé par la Haute Autorité de Santé (HAS), insiste sur les conséquences chez une personne âgée[3] avec souvent, « une fracture de l’extrémité supérieure du fémur, indirectement responsable d’une mortalité élevée dans les mois qui suivent ». Indépendamment de ce risque, de tels accidents ont un fort impact psychologique : ils génèrent de l’angoisse et diminuent la confiance en soi.

Prise de conscience et anticipation

Comment agir face à ce risque ? Le fait est qu’il n’est jamais aisé de prendre conscience de sa fragilité. Pourtant, l’anticipation se révèle déterminante. A 65 ans comme à 90 ans, il est indispensable d’être attentif, pour soi-même comme pour ses proches, aux signaux d’alerte. A commencer par le premier d’entre eux : rencontrer des difficultés à effectuer des gestes de manière 100% autonome. « Tout l’enjeu est de parvenir à prendre des mesures a priori, plutôt qu’agir a posteriori, une fois la dépendance installée », constate ainsi Pierre-Emmanuel Bercegeay, fondateur de OuiHelp, une entreprise spécialisée dans l’aide à domicile des personnes âgées dépendantes. L’une des clés est que les aidants familiaux doivent mieux comprendre et accepter ce qui est possible et nécessaire pour accompagner leurs proches ». Dans les faits, le risque de chute se trouve accru tant par des facteurs internes (maladies, réduction des capacités physiques, traitements, etc.) qu’externes, suite par exemple à une glissade à l’extérieur ou dans son salon.

Aménager son domicile pour limiter les risques

Les chutes à domicile sont souvent liées à un aménagement inadapté de l’habitation. Dès lors, adapter un domicile commence par la transformation d’une baignoire en douche. Retirer tout objet glissant, mettre en place un chemin lumineux pour se repérer la nuit : autant de mesures qui peuvent s’avérer décisives. Pour un accompagnement optimal, il est possible de faire appel à un ergothérapeute, un spécialiste qui repensera l’aménagement pour créer les conditions d’un maintien à domicile dans la durée.

Recourir à une aide à la marche

De la prise de conscience dépend la possibilité de bénéficier d’un accompagnement. Intégrer que l’on a besoin d’aide pour se déplacer est un premier pas salvateur. En bois, métal, anglaise… la canne est ainsi utilisée depuis plusieurs siècles. Ne nécessitant qu’une main pour être manipulée, elle a l’inconvénient de devoir être soulevée à chaque pas et donc de constituer une solution, par nature, intermittente. D’autres aides sont apparues au cours des dernières décennies, telles que des cadres de marche (gadot, tribune, marchette, etc.) ou à roulettes (rollators, déambulateurs). Améliorant fortement l’équilibre, ces solutions ont toutefois l’inconvénient de nécessiter deux membres supérieurs valides et de disposer d’un volume qui les empêchent d’être utilisés dans des espaces réduits. Ce constat est à l’origine du lancement en 2018 d’une troisième voie, combinant les qualités du rollator et de la canne : la Wheeleo. Première canne quadripode à roulettes, véritable déambulateur à une main, son utilisation permet de limiter fortement le risque de chute, en offrant une expérience de marche inédite.

Faire appel à une aide personnalisée

Dans une démarche préventive, si le risque est important, une option pour les personnes fragilisées peut être de bénéficier d’un accompagnement humain. Une société d’aide au maintien à domicile peut apporter un soutien précieux à une personne dont les capacités physiques déclinent. Pierre-Emmanuel Bercegeay précise : « L’auxiliaire de vie peut accomplir toutes sortes de tâches, à la carte : faire les courses, accompagner la personne à des rendez-vous notamment médicaux, venir le matin et le soir pour aider au lever et au coucher, ou apporter, avec d’autres, un accompagnement 24 heures sur 24 ». En complément des multiples aides à disposition, il peut ainsi constituer, en fonction de la situation de la personne, un soutien précieux.

Pour en savoir plus sur la Wheeleo : voir ici.

Références :
[1] https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2013-04/referentiel_concernant_levaluation_du_risque_de_chutes_chez_le_sujet_age_autonome_et_sa_prevention.pdf
[2] https://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2016/02/pages-de-1025-1040.pdf
[3] HAS : Prévention des chutes accidentelles chez la personnes âgées – Recommandations ; novembre 2005


Français
Français
Français